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L'UPG se prononce sur la vacance du pouvoir (In Lu dans
"la Lance" du 22 janvier 2003)
Le Samedi 18 janvier dernier, le leader de l'UPG (Union
pour le Progrès de la Guinée), Jean-Marie DORE, a donné
un point de presse à son domicile, à Donka. Pour son mouvement,
d'attirer l'attention de l'opinion nationale sur les problèmes
actuels et les plus préoccupants de la Guinée, notamment,
une éventuelle vacance du pouvoir sur toutes les lèvres
à travers le pays.
Devant la dégradation de plus en plus préoccupante
de l'état de santé du Président de la République
le Général L. CONTE, l'UPG, l'Union pour le Progrès
de la Guinée, de Jean Marie DORE, a décidé de sortir
de son silence pour fustiger l'inconstitutionnalité vers laquelle
l'on s'achemine en Guinée.
M. DORE a rappelé les conditions dans lesquelles
se sont déroulés les deux derniers voyages du Général
CONTE (en Arabie Saoudite et au Japon) annulés, un démenti
spectaculaire de la rumeur faisant état de sa mort, une hospitalisation
de plus de deux semaines dans un hôpital militaire de RABAT et,
enfin un retour au pays, "sans la démarche martiale du Général"
ironise-t-il. Jean Marie DORE s'indigne du manque d'Etat de droit en Guinée.
"Aujourd'hui, aucun Guinéen ne peut se plaindre contre l'Etat.
La justice ne fonctionne qu'entre deux inconnues des juges", s'est-il
indigné.
A propos de la vacance du pouvoir, Jean-Marie DORE rappelle que celle-ci
est, selon la loi, constatée par le président de l'Assemblée
Nationale et réalisée par le président de la Cour
Suprême. Cependant, il dénonce, dans l'état actuel
des choses, l'incapacité de la Cour Suprême à prononcer
une éventuelle vacance du pouvoir de CONTE, pour invalidité
ou incapacité. "La raison est que le président de cette
Cour est un homme de CONTE. Qui a été nommé à
ce poste de façon illégale, alors qu'il n'était pas
en position de service comme magistrat".
Et la plus grande inconstitutionnalité serait, selon Jean-Marie
DORE, de laisser le soin à l'actuel président de l'Assemblée
nationale, Aboubacar SOMPARE, de présider éventuellement
la Guinée, ne serait-ce que pendant 60 jours (durée légale
de la vacance du pouvoir). L'UPG s'oppose catégoriquement à
ce que ce dernier assure l'intérim du président de la République.
Car, non seulement "celui-ci est un partisan du parti unique, mais
aussi, il a été nommé au poste de président
d'une Assemblée nationale, issue d'un hold-up électoral,
orchestré, orchestré par le Président CONTE et son
ministre de l'Administration du territoire, Moussa SOLANO", ajoute
Jean Marie DORE.
Dans la foulée, le leader de l'UPG s'en est pris au récent
décret du chef de l'Etat qui donne au premier ministre, M. Lamine
SIDIME, les prérogatives d'évacuer les affaires courantes
du pays. Le poste de premier ministre n'étant pas prévu
dans la constitution.
Ainsi, face à des institutions républicaines
pratiquement essoufflées, corrompus (pour ne pas dire prostituées)
et à un président de la République sans cesse malade
(donc inapte à assumer ses fonctions), l'UPG en appelle à
la conscience de tous ceux qui ont la mission politique, juridique et
de sécurité collective de garantir la légalité
républicaine, pour qu'ils assument une transition pacifique de
six mois au minimum et de douze mois au plus. Afin, dit Jean-Marie DORE,
que des élections légales, transparentes, équitables
qui respectent la liberté de choix des citoyens soient organisées,
sous la supervision de cette catégorie de citoyens chargés
de la protection de la Constitution.
Dans la phase des débats de ce point de presse, le leader de l'UPG
n'a pas exclu la possibilité de voir le retour de l'armée
au pouvoir. C'est tout dire !
Bachir SYLLA
Imprimer cet article Publié le 16/12/2002 à 01:53:20
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